African Organisation for Standardisation

« Fabriqué en Afrique » Vers une stratégie d’industrialisation du Continent.

« Fabriqués en Afrique » est la stratégie d’ARSO d’attirer l’attention du monde et des décideurs africains sur l’état de l’industrialisation africaine, les défis auxquels les entrepreneurs et les les PME font face et le rôle de la normalisation dans la facilitation de l’industrialisation.

Toute norme aura une ou plusieurs des quatres fonctions principales en relation avec la productivité et le renforcement du commerce et de l’industrialisation:

  • Régir l’interopérabilité ou la compatibilité entre les différentes parties d’un produit ou entre les produits en tant que faisant partie d’un système ou d’un réseau.
  • Un niveau minimal de qualité, qi peut être définie en termes de fonctionalité ou de sécurité des produits.
  • La réduction de la variété, permettant des économies d’échelle.
  • La dissémination des informations.

EXPO « FABRIQUE EN AFRIQUE » – Rôle de l’industrialisation en Afrique.

Les représentants des industries tanzaniennes suivent les débats lors des événements de la 22ème AG.

L’évenement de l’Expo « Fabriqué en Afrique » est important pour la date du 20 novembre, la Journéée africaine de l’industrialisation. Le 20 novembre a été déclarée comme la Journée africaine de l’industrialisation lors de la 25ème Session générale de l’Organisation de l’Unité africaine et l’Assemblée des Chefs d’Etats et de Gouvernements tenue à Addis-Abeba, Ethiopie, en juillet 1989. Le 22 décembre 1989, l’Assemblée générale des Nations unies a aussi proclamé cette date comme la Journée africaine de l’industrialisation et a été célébrée pour la première fois en date du 20 novembre 1990.  Le Programme pour le Développement durable 2030 reconnait le rôle important que le commerce peut jouer en tant que moteur du développement durable et inclusif. Pour que ce potentiel se réalise en Afrique, toutefois, le continent devra relever un défi formidable, à savoir l’industrialisation.

L’industrie est importante pour les pays à faibles revenus et le monde entier. Historiquement, l’industrie est le secteur qui a d’abord consommé les ressources au cours du développement économique. L’industrie est le secteur de destination pré-eminente aux étapes premières du développement parce que c’est un secteur à grande productivité capable d’absorber de grands nombres de travailleurs relativement qualifiés.  Mais l’échec essuyé par l’Afrique dans l’industrialisation est frappant. En 2013, la part moyenne du secteur manufacturier dans le PIB en Afrique subsaharienne s’élevait à environ 10 pour cent, qui est la moitié de la part attendue du niveau de développement de la région. En plus, cette situation n’a pas changé depuis les années 1970. La part de l’Afrique du secteur manufacturier a diminué d’environ 3 pour cent en 1970 à moins de 2 pour cent en 2013. (ONUDI, 2013) Dans de tels scénarios choquants se trouve un des défis les plus sérieux de l’Afrique et des opportunités. Le continent possède 12 pour cent des réserves pétrolières du monde, 40 pour cent de son or et entre 80 et 90 pour cent son chrome et platinum, selon un rapport de 2013 publié sur la base de la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement (la CNUCED). Elle abrite également 60 pour cent des terres arables non exploitées du monde et dispose de vastes ressources de bois. (ONUDI, 2013).

Ce manque de dynamisme industriel est aussi une question de plus en plus déplorable pour les dirigeants politiques africains. La Commission économiques des Nations unies  pour l’Afrique (CEA) a publié un rapport important (Rapport économique sur l’Afrique 2016) sur l’industrialisation en Afrique où il affirme que la transformation structurelle dans les économies africaines reste toujours la priorité numéro 1, et l’industrialisation est la stratégie numéro 1 pour l’atteindre.

L’Union africaine a adopté un « Plan d’action pour le développement industriel accéléré de l’Afrique.” Et les objectifs de développement durable (ODD) récemment adoptées par les Nations unies soulignent la nécessité de créer des emplois et d’industrialisation, deux thèmes introduits largement à la demande des gouvernements africains. Ceci est en relation avec l’Objectif 8.  Promouvoir une croissance économique soutenue, partagée et durable, le plein emploi productif et un travail décent pour tous; et l’Objectif 9.  Bâtir une infrastructure résiliente, promouvoir une industrialisation durable qui profite à tous et encourager l’innovation (UN (A/70/L.1-2015).

  1. En 2013, Nkosazana Dlamini-Zuma, Présidente de la CUA, a noté: « L’industrialisation ne peut pas être considéré comme un luxe, mais une nécessité pour le développement du continent ».
  2. Ibrahim Mayaki, PDG du Nouveau partenariat pour le développement de l’Afrique (NOPADA), a dit que l’industrialisation créera des emplois pour la jeunesse en Afrique, et que sa croissance commencera par là. Il a fait ces observations samedi lors de la 35ème réunion du Comité de NOPADA des Chefs d’Etats et de gouvernements tenue lors du 27ème Sommet de l’Union africaine à Kigali.
  3. En 2012, lors d’un atelier d’une journée organisé pour sensibiliser sur l’industrialisation et le commerce intra-africain, à Bakhresa Grain Mills (Azam), à Kigali, le Ministre rwandais du commerce et de l’industrie, François Kanimba a énuméré les contraintes auxquelles font face les opérateurs économiques africains comme l’accès aux moyens financiers, la mauvaise qualité d’environnement commercial, le manque de technologies et innovations appropriées.

L’échec essuyé par l’Afrique de s’industrialiser a été noté par un grand nombre d’observateurs, y compris  le magazine vénérable, The Economist. Dans sa parution 7 de novembre,  The Economist a fait remarquer, en donnant l’alarme, le fait que « beaucoup de pays africains ne sont pas industrialisés alors qu’ils sont encore pauvres, précisant avec inquiétude qu’ils rateront la chance de devenir riche en faisant les travailleurs quitter les fermes pour faire des emplois plus payants dans les usines ».

Le 12 avril 2016, la Brookings Africa Growth Initiative, la Banque africaine de développement, et l’Institut mondial de l’UNU pour la recherche sur l’économie du développement (UNU-WIDER) ont conjointement accueilli un entretien sur le nouveau livre Made in Africa (Fabriqué en Afrique): Learning to Compete in Industry (Apprendre à concurrencer dans l’industrie  (Modérateur: John Page, agrégé supérieur du Programme pour l’économie mondiale et le développement à Brookings Institution à Washington, D. C. agrégé supérieur visiteur à l’Institut mondial de l’UNU pour la recherche sur l’économie du développement à Helsinki, Finlande)  à Brookings Institution àWashington DC. Le livre présente les résultats principaux de Learning to Compete (L2C), un programme de recherche comparative de plusieurs années pour étudier la question qui semble simple mais très compliquée: Pourquoi y a-t-il peu d’industries en Afrique? (http://unu.edu/events/archive/other-event/made-in-africa-toward-an-industrialization-strategy-for-the-continent.html#overview). Lors de cet événement, les invités dont Kapil Kapoor, Vice-président par intérim chargé des Opérations sectorielles et Directeur de stratégie et de politique opérationnelle, Banque africaine de développement, a discuté les raisons pour lesquelles l’industrie est importante pour l’Afrique, si il est réalistique pour l’Afrique d’essayer d’entrer sur les marchés mondiaux dans le secteur manufacturier et les options en matière des politiques disponibles aux gouvernements africains pour promouvoir le développement industriel. Les discussions ont aussi porté sur le rôle des partenaires de développement de l’Afrique dans l’appui du nouveau programme d’industrialisation. https://www.youtube.com/watch?v=JB8cbapiKlI.

Au cours des événements de la 22ème AG de l’ARSO, le Tanzania Bureau of Standards a accueilli l’Expo « Fabriqué en Afrique » de cinq jours (du 20 au 24 juin 2016) pour souligner le rôle des industries locales dans le processus d’industrialisation en Afrique et la façon dont la normalisation peut faciliter ce processus.

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