African Organisation for Standardisation

Points culminants des événements à la 23ème AG de l’ARSO

Les événements à la 23ème Assemblée générale de l’ARSO comprenant le 56ème Conseil de l’ARSO; la Formation de l’ARSO sur l’importance des ONN en tant qu’entreprises; la Présentation de l’ISO des normes sur le changement climatique; les cérémonies de célébrations de la 5ème Journée africaine de la normalisation; la 23ème Assemblée générale de l’ARSO; les ateliers de l’ARSO sur l’évaluation de la conformité en matière d’industrie textile, et des normes pour la cybersécurité (IEEE) et l’Expo « Fabriqué en Afrique et les foires organisés par le Burkina Faso, et accueillis par le Gouvernement de la République du Burkina Faso, par le biais du Ministère du commerce, de l’industrie et de l’artisanat et l’ABNORM, et auxquels ont prononcé des discours Dr Eve Gadzikwa, Présidente de l’ARSO; Mme Ron Omar, Conseillère principale en matière des politiques de l’Union africaine, Département du commerce et de l’industrie; Dr Hermogène Nsengimana, Secrétaire général de l’ARSO;

Les événements à l’Assemblée générale de l’ARSO ont été tenus sous le thème « Célébrer l’année 2017 comme l’Année de l’infrastructure de qualité en Afrique » « le Rôle de la normalisation pour une meilleure qualité et une meilleure vie dans le cadre de la Zone de libre-échange continentale »,
Dans son allocution officielle, le Ministre a souligné que le contient avait fait de grands progrès en développement, surtout en ce qui concerne la croissance économique, le développement social, la démocratisation, le développement du capital humain, la promotion de la paix et la stabilité politique, et a mis l’accent sur les défis auxquels le continent fait face malgré cette croissance :
– Accent sur le commerce des matières premières qui est affecté par l’instabilité des prix de ces produits ;
– Le manque de création d’emplois par le biais du développement réalisé pour résoudre les problèmes de chômage et de pauvreté
– La désindustrialisation croissante des pays africains et le déclin de la productivité agricole, qui ont empêché le continent africain d’atteindre l’autosuffisance ;
-Un faible commerce intra-africain (10 et 12%) qui conduit à la croissance stagnante, au manque de création d’emplois et de développement de l’Afrique.
– Une mauvaise infrastructure de qualité
Le Ministre a souligné que le développement de l’infrastructure de qualité dans beaucoup de pays africains en était à ses balbutiements, notant que pour le Burkina Faso, il y a eu l’adoption de la politique nationale de qualité du Burkina Faso en 2012 et qu’elle a été révisée en 2016 grâce à l’appui du Programme de qualité ouest-africain de la CEDEAO; et la création d’ABNORM comme une infrastructure de qualité intégrée conformément aux recommandations de la Communauté économique régionale de l’Afrique de l’ouest.

Le Ministre a invité les pays à renforcer la capacité des instituts nationaux et régionaux de normalisation en matière d’élaboration et d’harmonisation des normes nationales et régionales; le développement et la reconnaissance au niveau continental des compétences des organismes d’évaluation de la conformité et de métrologie; et les coopérations des mécanismes appropriés de financement des activités de normalisation, de métrologie, d’accréditation et d’évaluation de la conformité sur le continent africain.
L’Ambassadrice de bonne volonté de l’ARSO parle à propos des opportunités disponibles pour les pays ACP dans leurs relations avec l’Union européenne.
L’Ambassadrice de bonne volonté de l’ARSO, Son Excellence Prof. Mme Ameenah Gurib-Fukim, Présidente de la République de l’île Maurice dans son message vidéo

(https://www.youtube.com/watch?v=i0F3L00xgQw) à l’Assemblée générale, a souligné la façon dont les pays ACP vont sûrement tirer profit des Journées européennes du développement (JED) 2017 récemment conclues à Bruxelles, Belgique auxquelles l’ARSO a participé et dans lesquelles l’Ambassadrice de bonne volonté de l’ARSO, Son Excellence Prof Mme Ameenah Gurib-Fakim et le Secrétaire général étaient les principaux participants à l’événement organisé par TradeCom II de l’UE-ACP les 7 et 8 juin 2017 sous les thèmes « Normalisation comme un outil de renforcement du commerce africain : Renforcer les médicaments traditionnels africains dans la chaîne de valeur mondiale ; « Promouvoir le commerce inclusif en Afrique – Renforcer le commerce transfrontalier par le biais des systèmes commerciaux simplifiés : Appuyer les entreprises locales pour résoudre les problèmes liés à l’économie informelle en Afrique ». Les JED sont à la base de la réputation remarquable de l’Afrique et de la région ACP en tant que destination de principaux investissements et de la nécessité d’exploiter le grand marché croissant dans le contexte des négociations prévues avec les partenaires ACP en 2017-2018, et de l’initiative du Programme de TradeCom II, par le biais du renforcement des capacités de production, de la gestion des politiques et négociations commerciales et d’une plus grande nécessité de renforcer l’infrastructure de qualité dans la région.

L’ARSO apprécie le fait que depuis 2013 il y a plusieurs opportunités disponibles du PROGRAMME ACP-UE-OTC pour les pays ACP dans le domaine de la promotion du commerce et de la réduction des obstacles techniques au commerce, y compris les Projets du PROGRAMME ACP-UE-OTC, les Projets SADC-UE APE OTC/SPS; les programmes du COMESA au Soudan et en Ethiopie qui visent à appuyer les PME des tanneries et textiles dans leurs efforts de certification, avec les réalisations suivantes telles que rapportées lors de l’Atelier d’échange des connaissances des Programmes OTC sur les Bonnes pratiques en matière d’OTC à Nairobi, Kenya, du 17 au 19 janvier 2017: Financement de 84 projets à travers trois piliers d’actions, à savoir (a) appui aux institutions d’IQ ; (b) renforcement des opérateurs économiques ; et (c) dissémination des résultats et des expériences, avec les bénéficiaires principaux des projets financés par PMU étant les organismes d’IQ (47), suivis par les PME/ organismes commerciaux

(19) et avec une distribution géographique de projets dans l’ordre de 7 projets dans tous les pays ACP; 7 projets continentaux africains; 21 projets régionaux; et 49 projets nationaux, et à travers des opportunités de renforcement des capacités, ce qui constitue les progrès des pays africains.
En tant que Président de l’ARSO, Dr Eve Gadzikwa rappelle les membres du rôle de l’ARSO dans le développement du continent africain.

Dans allocution officielle devant l’Assemblée générale de l’ARSO, la Présidente de l’ARSO, Dr. Eve Gadzikwa a rappelé à l’Assemblée générale du rôle de l’ARSO lorsqu’elle a déclaré « Aujourd’hui, au moment où nous célébrons la 5ème Journée africaine de la normalisation, nous nous souvenons de ceux qui ont posé la première pierre sur laquelle l’ARSO se tient, il y a 40 ans. De même, nous célébrons ceux parmi nous qui ont hérité cette organisation et l’ont fait faire de grandes réalisations grâce à la coopération avec de grands amis que sont nos organisations partenaires. La Journée africaine de la normalisation nous rappelle la création de l’ARSO en 1977 et la raison pour laquelle elle a été fondée, à savoir « permettre à l’Afrique de se connecter au monde et à elle-même par le biais du commerce dans lequel la normalisation agit comme un poteau indicateur ».
La Présidente a, par ailleurs, souligné le rôle de l’Union africaine, des organisations internationales, des Chefs d’états et de gouvernements africains et des individus dans la création de l’ARSO, faisant état de l’importance de la déclaration de l’Union africaine (CAMoT) sur la déclaration de l’année 2017 comme l’Année africaine de l’infrastructure de qualité, comme souligné dans l’Agenda 2063, “« qui se veut « transformer, accroître et industrialiser les économies de l’Afrique par le biais de la productivité et industrialisation accrues » (Agenda 2063, paragraphe 72)

Comme Mme Ron Osman, Fonctionnaire supérieure chargée des politiques de la Commission de l’Union africaine, a lancé un appel pour un accent sur le Programme d’intégration africaine et le rôle de l’infrastructure de qualité.
Dans son discours à l’Assemblée sous le sujet « Industrialisation et commerce intra-africain accru comme moteurs du développement durable », Mme Ron Osman, Fonctionnaire supérieure chargée des politiques de la Commission de l’Union africaine, a souligné encore une fois le besoin d’une meilleure infrastructure de qualité en Afrique comme le moyen sûr pour atteindre le développement socio-économique par le biais des relations commerciales efficaces au sein des blocs commerciaux régionaux et au niveau mondial.
Le Rapport sur la compétitivité en Afrique de la Banque mondiale de 2015 indique que les pays africains qui sont capables de supprimer les principaux obstacles non tarifaires et d’accélérer les processus de facilitation du commerce et les rendre plus sûrs et moins chers accéderont plus facilement aux chaînes de valeur mondiales et tireront parti des

avantages du commerce et de l’intégration. Le rapport (Rapport sur la compétitivité en Afrique) souligne que même si on estime que les tarifs ne représentent que 0-10 pour cent des coûts totaux commerciaux et les coûts physiques commerciaux représentent 10-30 pour cent, les 60-90 pour cent qui restent sont des coûts liés aux obstacles non tarifaires, dont un environnement réglementaire incompatible, dont les obstacles techniques au commerce en termes de systèmes de normalisation, de métrologie et d’évaluation de la conformité.

Le Secrétaire général de l’ARSO a revu les réalisations de l’ARSO dans le cadre du Plan stratégique 2012-2017.
Dans sa revue de performance de l’ARSO dans le cadre du Plan stratégique 2012-2017, le Secrétaire général de l’ARSO souligne les réalisations de l’organisation et lance un appel pour une collaboration accrue entre les états membres, les organisations partenaires, les CER et l’Union africaine.
Le Secrétaire général a réitéré l’opinion des experts que « le problème de mauvaise infrastructure de qualité constitue l’une des causes de faible niveau d’intégration et du commerce intra-africain, indiquant qu’à moins qu’on fournisse plus d’efforts pour résoudre le problème de manque d’infrastructure de qualité sur le continent, l’Afrique ratera les opportunités offertes par la mondialisation, le commerce mondial et le processus d’intégration et d’industrialisation (comprenant la ZLEC) ». L’opinion des experts (ONUDI 2015, Banque mondiale 2015, USAID 2015) montre que la mise en place d’un système d’infrastructure de qualité est l’une des mesures les plus efficaces et pratiques qu’une nation en développement peut faire dans ses efforts visant à atteindre une forte économie comme base de la prospérité, de la bonne santé et du bien-être.
Le Secrétaire général a invité l’Assemblée à faire quelque chose concernant le besoin de mener des campagnes de sensibilisation dans les pays membres, les régions et au sein des cercles politiques, en visant les organes de prise de décision au niveau continental et dans les CER.
– L’harmonisation des normes africaines dans le cadre du Comité technique 13 de l’ARSO (CTH 13 de l’ARSO) avec des experts en provenance de toutes les institutions africaines (les académiciens, les industries, la société civile, les syndicats)
-Le Comité d’évaluation de la conformité de l’ARSO (le CACO de l’ARSO)
– Le Mécanisme africain d’écoétiquetage (MAE)
– Les Réseaux de documentation et d’information de l’ARSO (DISNET de l’ARSO – le Portail web du commerce africain).
-Le Comité des consommateurs de l’ARSO (COCO de l’ARSO),
– La Journée africaine de la normalisation et les Concours de rédaction
– Le Programme de renforcement des capacités et de formation de l’ARSO.

Trésorier de l’ARSO, M. Oumarou KY a réitéré l’appui à l’ARSO.
De sa part, le Directeur général de l’ABNORM, M. Oumarou KY, a réitéré l’appui du Burkina Faso à l’ARSO en tant que membre fondateur. Pour le Burkina Faso, la conférence tenue lors de la fondation de l’ARSO à Accra, Ghana, du 10 au 17 janvier

1977, le Burkina Faso, appelé Haute-Volta en ce moment, était représenté par le Conseiller des affaires économiques, Ministre du commerce et de l’industrie ». La constitution ratifiée et déposée auprès du Secrétariat de la Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique (CEA) à Addis-Abeba, sous la direction de Dr Adedeji Adebayo du Nigeria (DG de la CEA), a été dûment signée et scellée par le président d’alors, Son Excellence Colonel Say ZERBO le 16 février 1982, faisant du Burkina Faso l’un des 9 pays dont les présidents ont ratifié l’Acte constitutif de l’ARSO.

Par le biais de l’Agence burkinabé de normalisation, de métrologie et de qualité (ABNORM), le Burkina Faso, en tant que membre actif, a continué à jouer un rôle important dans les Programmes de l’ARSO, y compris le Comité d’évaluation de la conformité (CACO de l’ARSO) chargé de l’exécution des activités du Programme d’évaluation de la conformité de l’ARSO et l’harmonisation de normes africaines par le biais du Comité technique d’harmonisation treize.
Avec une grande production du Coton et une énorme exploitation aurifère et avec une détermination d’améliorer son infrastructure de qualité, le Burkina Faso est sur la bonne voie pour tirer parti de ses tendances démographiques et ses dépenses dans le cadre du Plan national pour le développement économique et social 2016-2020.

Ensemble, les parties prenantes ont célébré la Journée africaine de la normalisation en mettant en exergue le besoin de renforcer l’infrastructure de qualité en Afrique :
Depuis le Plan d’action de Lagos de 1980, Chapitre VII, Questions commerciales et financières, Questions commerciales, Développement du commerce intra-africain, paragraphe 250 (k et l), et le Traité d’Abuja de 1991instituant la Communauté économique africaine, dans son Chapitre XI concernant la Normalisation et systèmes de mesures, Article 67 jusqu’aux décisions récentes de CAMoT (AU/TI/TD/CAMoT-9/RPT.MIN/FINAL) de 2014, l’Union africaine s’est engagée à mettre l’accent sur la

nécessité d’une Infrastructure de qualité efficace en Afrique. Le Plan de Lagos et le Traité d’Abuja constituent la base d’une infrastructure africaine pour appuyer l’industrialisation africaine.
En 2004 à Kigali, Rwanda, les Ministres de l’UA du commerce, des douanes et de l’immigration dans la Résolution 79, sont convenus, entre autres, d’encourager les Etats membres de l’UA à allouer assez de ressources à la normalisation, à l’évaluation de la conformité et aux questions connexes et à promouvoir le développement d’une culture de qualité dans leurs pays membres respectifs et à appliquer les principes d’harmonisation des normes tels qu’ils ont été établis dans les Accords sur les OTC et SPS de l’OMC.

En plus, toutes les activités de normalisation menées par les CER, basées sur leurs lois, protocoles et traités respectifs, sont directement alignées aux dispositions et aspirations du Chapitre XI, Article 67, qui portent sur une infrastructure de qualité efficace en Afrique. La coopération de l’ARSO et les CER est basé sur les PE signés (EAC, 2008 ; COMESA, 2009 ; CEDEAO, 2008 ; SADCSTAN, 2015). A cet égard, l’ARSO et les CER ont approuvé des directives pour la mise en oeuvre des PE qui ont été conclus à la réunion consultative de l’ARSO et des CER du 25 au 26 avril à Nairobi, Kenya.

Le rôle de l’infrastructure de qualité d’éliminer des obstacles techniques au commerce, améliorer la compétitivité des entreprises, renforcer la cohérence socio-économique, renforcer la position de négociation, sauvegarder les intérêts de la part des autres blocs économiques régionaux et consolider l’autonomie technologique régionale est largement rapporté.

La nécessité d’une Infrastructure de qualité en Afrique se justifie par l’élan actuel donné aux programmes visant l’intégration régionale et l’industrialisation comme renforcé par l’Acte constitutif de l’Union africaine (UA) de 2001, l’initiative tripartite COMESA-EAC-SADC, la décision de 2012 faite par l’Assemblée de l’UA des Chefs d’état et de gouvernement pour accélérer la mise en place d’une Zone de libre-échange continentale (ZLEC) à l’horizon 2017 et renforcer le commerce intra-africain.

Le besoin d’une approche forte, durable et intégrée à l’infrastructure de qualité du continent, comprenant la métrologie, la normalisation, l’accréditation et l’assurance de la qualité a aussi motivé l’ARSO (Organisation africaine de normalisation), ensemble avec l’AFRIMETS (Système intra-africain de métrologie), l’AFRAC (Coopération africaine en matière d’accréditation), l’AFSEC (Commission électrotechnique africaine de normalisation), en collaboration avec l’Union africaine, à former l’Infrastructure panafricaine de qualité (PAQI), lancée en 2013 par le Directeur du commerce et de l’industrie de la CUA, Mme Treasure Thembisile Maphanga, afin de garantir l’intégration économique de l’Afrique pour que celle-ci tire parti des avantages de l’infrastructure de qualité et puisse relever les défis auxquels les institutions d’infrastructure de qualité font face. En se basant sur les études disponibles (PAQI 2014) en général, le continent africain est le moins développé en termes d’infrastructure de qualité et avec peu d’investissement dans ce domaine. Seuls quatre pays, à savoir l’Egypte, le Kenya, l’Afrique du Sud et la Tunisie, ont des infrastructures de qualité bien développées, ce qui signifie qu’il faut des programmes de réforme des politiques et des institutions et de renforcement des capacités à travers le continent.

Comme l’ont montré les experts et le document de l’UA sur le renforcement du commerce intra-africain et la mise en place d’une ZLEC, l’Afrique doit, si elle doit tirer profit de la ZLEC, fournir des efforts particuliers dans l’amélioration de la qualité des règlements pour éliminer les MNT (OTC) et offrir des marchés compétitifs tout en atteignant les objectifs essentiels des politiques publiques; elle doit aussi réduire les obstacles techniques au commerce comme les différences dans les systèmes de normalisation, de règlements techniques et d’évaluation de la conformité des pays et des régions (CER) (UA 2012, Farahat 2015).
Les Présentations et les discussions étaient faites et menées dans quatre séances stratégiques :
-Séance 1 : Intégration régionale – Rôle de la normalisation dans la Zone de libre-échange
– Séance 2 : « Fabriqué en Afrique » comme pilier du Processus d’intégration économique, d’industrialisation et de transformation de l’Afrique
– Séance 3 : Fabriqué en Afrique – Organismes nationaux de normalisation aux yeux des PME
– Séance 4 : Politique de qualité (PQ) en Afrique – défis et leçons apprises,
Comprenaient :
– Les travaux de l’INBAR sur les normes pour les bambous et les rotins – M. Rene Kaam, Comité consultatif technique de l’INBAR
– Stratégie pour la Politique nationale de qualité / pour l’infrastructure nationale de qualité en Ethiopie
– Défis et leçons apprises – Endalew Mekonen, Directeur général de l’ESA
– Systèmes et politique de contrôle de la sécurité des produits en Corée – Cas des produits importés – Dr Hyun Jin Koo
– Promotion et consommation des aliments produits à des fins commerciales pour les bébés et jeunes enfants – Elhadji Issakha Diop, PhD, Spécialiste régional en nutrition, Helen Keller International
– Normes pour les produits uniques régionaux et nationaux – clé pour avoir accès aux nouveaux marchés – Cas de l’île Maurice – M. GUNNESS BEEJADHUR, MSB
– Défis et leçons apprises dans la mise en oeuvre de la Politique nationale de qualité de la Namibie – Lorna T. Shikongo-Kuvare, Directeur général : Certification
– Infrastructure de qualité et la ZLEC – Dr Oswald Chinyamakobvu.

– Niveau d’intégration en Afrique – Dr. Batanai C Chikwene, Conseil technique principal (SPS & OTC) en matière de la ZLEC
– Amélioration de l’infrastructure de qualité en Afrique – Renforcement de la compétitivité économique, Bernard Bau, ONUDI
– Coopération & Formation industrielles – Offrir une formation relative au modèle de maturité – Dr Aishvarya Raj, Directeur principal, QCI
– Le rôle du CEN-CENELEC dans la promotion du marché commun de l’UE- Joël Pierre
– Directeur de division – Coopération internationale, CEN-CENELEC
– Normes régionales et nationales de produits uniques, clé pour accéder au nouveau marché, Étude de cas du Sénégal – Par Barama SARR, DG Association Sénégalaise de Normalisation, (ASN).

Sous le thème « Célébrer l’année 2017 comme l’Année de l’infrastructure de qualité en Afrique – Rôle de la normalisation pour avoir une meilleure qualité et mener une meilleure vie dans le cadre de la Zone de libre-échange continentale », il a été clairement démontré que l’infrastructure de qualité jouera un grand rôle dans le processus de transformation de l’Afrique en ce qui concerne la productivité, la compétitivité, l’ajout de valeur, la manufacture et l’industrialisation accrus, comme il en est le cas en Asie et en Europe où l’infrastructure de qualité et l’industrie étaient à l’origine de la croissance rapide et continue.
Comme l’équipe de travail chargé de la coordination des activités relatives au changement climatique du TMB (Bureau de gestion technique) de l’ISO le fait remarquer, le rôle de la normalisation dans les stratégies d’atténuation

L’Assemblée générale a aussi participé à la présentation et au cocktail de l’équipe de travail chargé de la coordination des activités relatives au changement climatique du TMB de l’ISO le 27 juin 2017, par M. Jose
Luis Hernandez, Secrétaire international de l’ISO chargé de l’équipe de travail chargé de la coordination des activités relatives au changement climatique.

L’événement de la présentation /du cocktail a été tenu en tant qu’une plateforme pour mener des échanges avec les membres de l’ARSO sur les défis du changement climatique dans le monde et en Afrique en particulier et la façon dont les ONN et l’ARSO pourraient se servir de la normalisation pour mettre en place des stratégies d’atténuation pour protéger le continent.

La présentation portait sur les principes actuels du Mécanisme africain d’écoétiquetage de l’ARSO qui vise à promouvoir les produits qui sont jugés avoir peu d’impacts sur l’environnement et à certifier les produits qui sont fabriqués de façon à ne pas nuire à l’environnement.

L’Accord sur les OTC de l’OMC permet aux pays de prendre des mesures nécessaires pour garantir « la protection de la vie ou de la santé humaine, animale et végétale et de l’environnement » mais recommande que les labels écologiques soient utilisés dans le cadre des principes de l’Annexe 3 de l’Accord OTC de l’OMC (Le Code de bonne pratique pour la préparation, l’adoption et l’application de normes) qui interdit et les normes et les règlements techniques de faire une discrimination entre les produits nationaux et étrangers qui sont semblables (le principe de traitement national) et entre les « produits similaires » provenant des autres membres de l’OMC (le principe de la nation la plus favorisée).
Et …une approche commerciale au rôle des normes nationales révélée lors de la formation de l’ARSO :

Après s’être rendu compte que les ONN peuvent saisir l’occasion et générer leurs propres revenus en offrant des services de normalisation et d’évaluation de la conformité et qu’ils ne doivent pas avoir beaucoup de connaissances sur la façon de les engager dans ces activités visant à générer des fonds, le Forum du président de l’ARSO tenu à Victoria Falls, Zimbabwe, a résolu que les Directeurs des ONN doivent être formés en matière d’entreprenariat et apprendre des leçons par le biais de l’ISO.
Sous le thème “Solution au défi mondial de qualité – Une approche commerciale au rôle des Organismes nationaux de normalisation (ONN) », l’ARSO a organisé une séance de formation pour ses membres le 27 juin 2017 lors des événements à la 23ème Assemblée générale de l’ARSO.

La formation au cours de laquelle le Consultant du PTB, M. Alex Inklaar, a joué le rôle de modérateur, était basée sur une publication de Dr. Clemens Sanetra, Rocío M. Marbán du PTB – « La solution au défi mondial de qualité – une infrastructure nationale de qualité et sur une publication par Henk J de Vries – “Approche commerciale au rôle des ONN”. L’objectif de la formation était d’offrir aux participants des compétences requises pour gérer les ONN en tant qu’entreprises et de façon durable, en explorant de différentes opportunités pour générer des revenus et pour partager les expériences.
La formation, qui était organisée sous le patronage de PTB-Allemagne a été suivie par 25 participants en provenance : du Botswana, du Burkina Faso, du Cameroun, de la Cote d’Ivoire, de la R D du Congo, du Gabon, de la Guinée, du Ghana, du Kenya, du Liberia, du Madagascar, de l’île Maurice, de la Namibie, du Nigeria, du Rwanda, du Sénégal, de la Sierra Leone, du Soudan du Sud, du Soudan, du Swaziland, de la Tanzanie, de l’Ouganda, de la Zambie, du Zanzibar et du Zimbabwe.

Le rôle des pays africains et les opportunités offertes par la mise en oeuvre du Plan d’action de l’ISO 2016-2020 soulignés lors du Forum des DG de l’ISO.

Le Forum de l’ISO, tenu le 30 juin 2017, lors des événements de la 23ème AG de l’ARSO, a servi de plateforme pour les DG des ONN de l’Afrique de discuter des expériences et défis auxquels les DG des membres de l’ARSO font face dans leurs engagements de normalisation internationale et le rôle de leurs gouvernements et ONN.

Le 30 juin 2017, le Forum des DG, sous le thème « qu’est-ce que l’ISO peut faire pour mieux engager et aider ses membres en Afrique, a été une plateforme unique pour les Directeurs généraux des ONN africains (Angola/IANORQ/ Botswana/BOBs, Burundi/BNB, Cameroun/ANOR, Congo Brazzaville, Cote d’Ivoire/CORDINORM, RD. Congo/OCC, Erythrée, Ethiopie/ESA, Ghana/GSB, Guinée, Guinée Bissau, Kenya/KEBS, Mali, Namibie/NSI, Nigeria/SON, Rwanda/RSB, Sénégal/ASN, Sierra Leone/SBS, Afrique du Sud/SABS, Soudan du Sud/SSBS, Soudan/SSMO, Swaziland/SWASA, Tanzanie/TBS, Ouganda/UNBS, Zambie/ZABS, Zanzibar/ZBS, Zimbabwe/SAZ), de se réunir pour discuter des questions relatives à la gestion quotidienne de leurs organismes; échanger des idées sur les questions d’intérêt commun, d’étudier les solutions possibles aux défis auxquels ils font face et d’identifier les mesures à mettre en oeuvre dans leurs organisations. L’objectif du Forum des DG était aussi de renforcer le dialogue au niveau régional et avec l’ISO. Le Forum combinait des présentations, des échanges d’informations et des tables rondes.
Les discussions, au cours desquelles ont joué le rôle de modérateurs Dr Daniele Gerundino, Directrice/Directeur, Académie de l’ISO ; Dr. Eve Gadzikwa, Présidente de l’ARSO et Dr Hermogène Nsengimana, Secrétaire général étaient centrées sur
1. la coopération régionale en ce qui concerne la structure de l’engagement de l’ISO en Afrique dans le cadre du Plan d’action de l’ISO pour 2016-2020 et les domaines de collaboration dans la perspective de l’ISO et des membres de l’ARSO pour améliorer la participation à la normalisation internationale et à l’appui structuré à l’intégration et au développement du continent africain.
2. Les activités d’assistance technique de l’ISO en matière de normalisation à l’appui des politiques publiques ; stratégies nationales de normalisation ; la viabilité financière des ONN ; les engagements des parties prenantes ; les bonnes pratiques de normalisation ; et la gestion de projets et de programmes d’élaboration de normes nationales ; la façon d’assurer le bénéfice maximal de l’assistance technique de l’ISO (y compris la participation et l’utilisation des parrainages de l’ISO)

Accent sur le « Fabriqué en Afrique » pour faciliter la manufacture, l’industrialisation et le commerce en Afrique

Beaucoup d’experts disent que l’Afrique a le potentiel de devenir le centre mondial de transformation moins cher. Une main-d’oeuvre moins chère, ensemble avec une abondance de matières premières et de produits agricoles moins chers, signifie que les pays africains sont mieux placés pour remplacer l’Asie du sud-est comme la région la plus attrayante et moins chère dans laquelle il faut créer des produits. Cependant, les experts font remarquer que, sans stratégies appropriées pour améliorer la capacité de fabrication et le volume dans le commerce

en Afrique, l’intégration et l’industrialisation de l’Afrique et la croissance, le programme restera un rêve car presque tous les cas de croissance économique élevée, rapide et soutenue dans le développement économique moderne ont été associée à l’industrialisation, en particulier la croissance de la production manufacturière (la CNUCED – Document de politique, n ° 27, août 2013). L’industrie a été à la base de la croissance continue et rapide en Asie et en Europe, et sans efforts concentrés sur ou appui au secteur manufacturier, les économies africaines ne sont pas susceptibles de répliquer de telles dynamiques de convergence (Rodrik, 2014).

Les chaînes de valeur manufacturières en Afrique sont souvent vues comme la prochaine place logique pour que les investissements étrangers circulent, car la main d’oeuvre devient de plus en plus chère en Chine et le pays tend à abandonner les exportations en faveur de la consommation domestique. Mais l’Afrique n’a qu’une part minime de 1,5% de production manufacturière mondiale avec une forte indication que la tendance actuelle va continuer au cours de 2015 (ONUDI, 2013). Cette part est en comparaison avec les parts de 24,7% de l’Europe, 21,7% de la région d’Asie-Pacifique, 17,2% de l’Asie de l’Est et 22,4% de l’Amérique du Nord et 5,8% de l’Amérique latine.

En Afrique, la manufacture, qui est le moteur de la croissance en Asie, emploie moins de 8 pour cent de la main-d’oeuvre et ne représente que 10 pour cent du PIB sur le continent (Rodrik, 2014). En comparaison avec la croissance de 8 pour cent dans le secteur des services de 2000- 2010, le secteur manufacturier n’a connu qu’une croissance de 2 pour cent (McMillan et Harttgen, 2014). En plus, le secteur manufacturier de la région est dominé principalement par de petites entreprises informelles (et donc moins productives) avec de faibles capacités technologiques et ancrées dans des systèmes d’apprentissage et d’innovation fragmentés. Les secteurs à forte main-d’oeuvre (par exemple le secteur textile, habillement et cuir) jouent un rôle plutôt limité en termes de production manufacturière domestique et des exportations. M. Alexis Akwagyiram, dans son article – Made in Africa : Is manufacturing taking off on the continent ? La BBC Afrique (2014) fait remarquer que plusieurs pays africains ont connu une croissance économique au cours des récentes années mais qu’on craint que leur incapacité de développer le secteur manufacturier puisse leur coûter cher. Il indique que « Fabriqué en Chine » est omniprésent et peut se voir sur toute une gamme d’objets – se rangeant des T-shirts et souliers, aux montres et aux télévisions – partout dans le monde. Il en va de même pour les étiquettes montrant un objet provenant de Taïwan ou de Vietnam. Mais il est rare de voir un objet avec une marque d’origine africaine comme, par exemple, « Fabriqué au Nigeria » ou « Fabriqué au Tchad ».

L’Union africaine lance un appel aux institutions africaines de donner la priorité à la transformation structurelle, un objectif général de l’Agenda 2063 de l’Union africaine. L’Agenda 2063 vise la promotion des politiques macroéconomiques qui facilitent la croissance, la création d’emplois, les investissements et l’industrialisation. La Commission économiques des Nations unies pour l’Afrique (CEA) a publié un rapport important (Rapport économique sur l’Afrique 2016) sur l’industrialisation en Afrique où elle affirme que la transformation structurelle dans les économies africaines reste toujours la priorité numéro 1, et l’industrialisation est la stratégie numéro 1 pour l’atteindre.

C’est sur cette base que l’ARSO a toujours oeuvré pour la promotion des produits manufacturés africains par le biais de son programme d’« Expo Fabriqué en Afrique », qui prend les entrepreneurs africains comme le moteur du développement économique. Par exemple, du 1er au 4 mars 2017, à Victoria Falls, au Zimbabwe, l’ARSO a organisé son 2ème Forum du Président de l’ARSO et la Conférence et Expo « Fabriqué en Afrique » 2017 sous le thème « Fabriqué en Afrique comme pilier du Processus d’intégration

économique, d’industrialisation et de transformation de l’Afrique ». Lors des événements à la 23ème AG de l’ARSO, les industries du Burkina Faso ont organisé une exposition « Fabriqué en Afrique » en même temps que les événements de l’ARSO du 26 au 30 juin 2017. Dans le cadre des 3èmes sessions sur le « Fabriqué en Afrique » – Organismes nationaux de normalisation aux yeux des PME, 3 entreprises burkinabées ont échangé leurs expériences avec les délégués sur leurs processus de production, leurs défis en matière de normalisation et de certification et leurs attentes. Les trois premiers exposants de l’Expo « Fabriqué en Afrique » ont été reconnus lors du dîner de gala le 29 juin 2017.

Lors de la reconnaissance des lauréats de la 4ème Concours de rédaction de l’ARSO : Autonomiser la jeunesse en se servant de la normalisation.

Sous le thème : « Rôle de la normalisation dans la facilitation des droits de l’homme en général et des droits de la femme en particulier » basé sur : La Déclaration de 2016 comme l’Année africaine des droits de l’homme par l’Union africaine, l’ARSO a tenu son Concours de rédaction 2016-2017 entre les jeunes africains dans plusieurs universités en Afrique.

L’adoption du Protocole à la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples relatif aux droits des femmes en Afrique (Protocole de Maputo) en 2003 a abouti à une nouvelle réflexion sur l’inégalité entre les sexes et les droits des femmes en Afrique. Pour réaffirmer leur engagement en ce qui concerne l’égalité des sexes, en 2004, l’Assemblée des Chefs d’Etat a adopté la Déclaration solennelle sur l’égalité entre les sexes en Afrique (SDGEA), et cet engagement a été renforcé par l’adoption de la toute première Politique de l’Union africaine en matière de genre en 2009 et la Déclaration de l’Assemblée de 2010 – 2020 en tant que Décennie africaine des femmes et le lancement du Fonds de développement pour la femme africaine. L’Assemblée s’est également engagée à continuer de se développer et à fournir plus d’efforts visant à promouvoir l’égalité entre les sexes à tous les niveaux et elle est déterminée à tirer parti des progrès accomplis dans la résolution des problèmes majeurs pour les femmes d’Afrique. C’est pour cette raison qu’il a été jugé nécessaire de déclarer cette année 2016 l’Année africaine des droits de l’homme, en mettant particulièrement l’accent sur les droits des femmes, pour marquer, commémorer et célébrer ces réalisations importantes dans la promotion continentale des droits humains en Afrique.

Ces événements annuels ont attiré la participation de plus de 200 étudiants du Cameroun, du Ghana, du Kenya, du Nigeria, du Rwanda, de l’Ouganda, de la Zambie et du Zimbabwe. Les étudiants devraient articuler les questions de genre en Afrique, le statut des femmes et la manière dont la standardisation pourrait être utilisée comme outil pour améliorer les droits des femmes.

M. Tapera, Dzidzo Jogwe, du Zimbabwe, est sorti vainqueur, suivi de Harare, Zimbabwe, suivi de Moffo Kamta Diane du Cameroun et d’Ota Ama Chinoso, du Nigeria. Le 5ème Concours de rédaction de 2017-2018 portera sur les Avantages de l’infrastructure de qualité en Afrique.

L’ARSO signe des PE avec l’INBAR – Accent sur le commerce des bambous en Afrique
Lors des événements à l’Assemblée générale, l’ARSO a signé des PE avec l’INBAR L’INBAR était représenté par M. Rene Kaam, Coordonnateur du Comité consultatif technique de l’INBAR.

La mission de l’INBAR est de promouvoir le bien-être des producteurs et des utilisateurs de bambous et de rotins dans le contexte d’une base de ressources durables. C’est le premier centre mondial de recherche pour la promotion du bambou et du rotin et une force majeure pour une collaboration Sud-Sud et Nord-Sud.

Les industries à base de bambous et de rotins contribuent beaucoup à la subsistance et au développement économique dans beaucoup de pays producteurs dans les régions tropicales et sous-tropicales et appuient le commerce international. Dans le monde entier, plus de 2,5 milliards de gens font le commerce ou utilisent les bambous (INBAR, 1999). Au niveau mondial, le commerce interne et l’utilisation pour la subsistance des bambous sont estimés à une valeur de 4,5 milliards de US$ par an, et l’exportation des bambous génère 2,7 milliards de US$ (INBAR, 1999). Par exemple, en Chine seulement, le secteur domestique du bambou vaut actuellement 19,5 milliards de dollars par an et offre un emploi à 7,75 millions de personnes. En 2012, le marché domestique des produits en bambou et en rotin dans les grands pays producteurs était estimé à 34,2 milliards de dollars américains, ce chiffre étant complété par un commerce international annuel de 2,5 milliards de dollar américains de produits en bambou et en rotin avec des prévisions pour 2015 estimées à 2,5 milliards de dollars américains.

Le commerce international, cependant, ne constitue qu’une partie de l’utilisation du bambou, avec un usage domestique estimé à au moins 80 pour cent du total. Le bambou est donc un produit principal au niveau mondial. Bien qu’on ne cultive pas les bambous en grandes quantités et qu’il existe peu ou pas de commerce international en bambou en provenance d’Afrique, de nombreux produits en bambou sont utilisés à l’échelle nationale et peuvent être très importants dans les économies familiales et locales.

Malgré le manque de la diversité en Afrique, les bambous jouent un rôle important dans la conservation de l’écologie et de la biodiversité. Les bambous jouent un grand rôle dans la conservation et peuvent également servir d’indicateurs de haute biodiversité dans d’autres groupes (Chihongo et al. 2000 ; Kigomo 1988).

Selon l’INBAR, 1 milliard de gens de par le monde entier utilisent les bambous dans leurs vies quotidiennes comme matériaux de construction, pour faire des clôtures et comme aliments, ainsi que dans les objets d’art et tant d’autres domaines. Le bambou a plusieurs utilisations domestiques et agricoles, allant des instruments de musique à la construction de maisons et de structures agricoles comme le système d’irrigation au Madagascar. Les usages clés des bambous comprennent la construction à petite échelle, la fabrication d’objets d’art, les clôtures autour des maisons résidentielles, l’horticulture, les tuyaux d’eau, les rames pour les bananiers, les meubles et d’autres produits moins importants comme les paniers et les cure-dents (Chihongo et al. 2000).

Le Protocole d’accord aidera à sensibiliser les pays africains sur le rôle du bambou et à faciliter le développement et l’harmonisation des normes pour le bambou et le rotin pour l’Afrique ainsi qu’à permettre aux Etats africains de participer à l’Organisation internationale de normalisation (ISO) par l’intermédiaire de l’ISO TC 296 – Bambou et rotin, de l’ISO TC 165 – Structures en bois et de l’ISO TC89 – Panneaux à base de bois.
L’ARSO signe des PE avec HKI – Accent sur la sécurité des aliments pour bébés
Lors des événements à l’Assemblée, l’ARSO a signé des PE avec la HKI. La HKI était représentée par Mme Mette Kjaer Kinoti, Vice-présidente, Afrique
Fondée en 1915, la Helen Keller International se consacre à sauver et à améliorer la visibilité et la vie des vulnérables du monde en luttant contre les causes et les conséquences de la cécité, de la mauvaise santé et de la malnutrition.
Le protocole d’accord vise à définir les modalités de collaboration entre l’ARSO et la HKI pour la mise en oeuvre d’activités conjointes liées aux questions réglementaires et de normalisation, en particulier celles de nature régionale, afin d’améliorer sensiblement la santé et la nutrition de la population de la région africaine.
Le PE se concentre sur le renforcement de la coopération en matière de normalisation de la région africaine liée aux problèmes de nourriture, de nutrition et de santé liés à la Fortification alimentaire ; Produits alimentaires destinés aux nourrissons et aux jeunes enfants et à d’autres produits alimentaires et nutritionnels qui ont un impact direct sur l’état nutritionnel des femmes, des hommes et des enfants.
L’Atelier de l’ARSO du 30 souligne la question de normalisation des textiles

Les industries du textile et de l’habillement sont très importantes pour une poignée de pays, en termes de commerce, de PIB et d’emploi et elles ont beaucoup contribué dans plusieurs autres pays. Ces industries offrent des possibilités de diversification des exportations et d’expansion des exportations de produits manufacturés pour les pays à faible revenu qui peuvent exploiter leurs avantages en termes de coût de main-d’oeuvre et de satisfaire les créneaux émergents et répondre aux attentes des acheteurs. Par exemple : L’île Maurice a diversifié ses produits en se désintéressant de ses industries sucrières et en mettant un accent sur les industries du textile et de l’habillement dans les années 1980 et par après le tourisme et les autres services. L’industrie du textile et de l’habillement générait toujours environ19% de la valeur ajoutée manufacturière, des emplois indirects pour 250,000 personnes, et des emplois directs pour environ 78,000 personnes, 70% des emplois manufacturiers, même si elle connait un déclin maintenant à cause de la concurrence provenant de la Chine dans un monde moins limités par les quotas. Jodie Keane et al (2008).
Source de la photo (http://www.industriall-union.org/a-turnaround-for-south-africas-textile-industry).
C’est dans ce contexte que Mme Rania Sayed Abdelhamid, d’Intertek a souligné le rôle des normes pour les produits textiles à l’atelier de l’ARSO le 30 juin 2017 :
(i) Les normes pour les produits textiles promeuvent l’interopérabilité en offrant un
avantage compétitif qui est nécessaire pour le commerce efficace des produits textiles dans le monde entier.
(ii) Elles assurent la sécurité des produits textiles et protègent les consommateurs.
(iii) Elles peuvent minimiser le risque et les coûts dans les industries textiles.
(iv) Elles facilitent l’échange des produits textiles d’une nation aux marchés extérieurs.
Source de la photo : https://www.pinterest.com/explore/ghana/.

Cela est en relation avec les Programmes du Comité technique d’harmonisation de l’ARSO chargé des Industries du Textile et du Cuir – CTH 07 de l’ARSO- qui harmonise les normes pour l’industrie du textile et du cuir afin de promouvoir la fabrication et le commerce en Afrique.

L’Atelier de l’ARSO du 30 souligne la question de normalisation en matière de la cybercriminalité
Au fur et à mesure que la mondialisation du commerce continue d’évoluer, la plate-forme électronique est devenue la plate-forme la plus utilisée pour le commerce, d’où l’augmentation de la cybercriminalité à l’aide de réseaux de télécommunication modernes tels que l’Internet (réseaux comprenant mais sans se limiter, les bavardoirs, les courriels, les panneaux d’affichage et Groupes) et les téléphones mobiles (Bluetooth / SMS / MMS).

La cybercriminalité (escroquerie et crimes financiers, le cyberterrorisme, la cyberextorsion, la cyberguerre) est un grand risque maintenant plus que jamais avant à cause d’un grand nombre de gens et d’appareils connectés. On rapporte que la cybercriminalité a maintenant dépassé le trafic illicite de drogues en tant que moyen
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criminel de gagner de l’argent ; que l’identité d’une personne est volée toutes les 3 secondes à la suite de la cybercriminalité ; et que sans un système de sécurité sophistiqué, un ordinateur non protégé peut être infecté dans moins de quatre minutes qui suivent la connexion à l’Internet. (https://us.norton.com/cybercrime-definition).
C’est dans ce contexte que Dr Sri Chandra d’IEEE-Inde a partagé avec les parties prenantes les tendances actuelles de la cybercriminalité et le rôle des normes pour la cybercriminalité dans la gestion et la prévention du problème lors de l’atelier de l’ARSO le 30 juin 2017.

Les organisations internationales promettent de continuer à travailler avec l’ARSO dans le cadre du Plan stratégique 2017-2020.
On a souligné que lors de la Conférence inaugurale de l’ARSO du 10 au 17 janvier 1977 au Centre international de conférences d’Accra, à Accra, Ghana, les représentants de différentes organisations dont l’Organisation international de normalisation (ISO), la Commission électrotechnique internationale (CEI), l’Organisation des Nations Unies pour le développement industriel (ONUDI), l’Organisation arabe de normalisation et de métrologie (ARSM); l’Organisation internationale de métrologie légale (OIML), et l’Union africaines des chemins de fer (UAC) ont participé à cette conférence inaugurale de l’ARSO.

Lors de la 23ème Assemblée générale, les organisations suivantes ont été représentés et elles ont promis de continuer à collaborer avec l’ARSO en appuyant ses programmes et ses activités dans les limites des Objectifs stratégiques du Cadre stratégique de l’ARSO pour 2017-2020 :
Le CEN-CENELEC, l’AENOR, l’AFNOR, le BSI, la DNVGL-France, la HKI, la CEI, l’INBAR, l’Intertek, l’ISO, l’ITC, la KAS/KATS/FITI, le PTB-Allemagne, le QCI, le RNF, SMIIC, le TSE, l’ONUDI, l’AFRAC, l’Union africaine, l’AFRIMETS, l’AFSEC, la CEDEAO, l’UEMOA, la CEA.
Ont participé aux événements à l’Assemblée – Hon. Sanou Stephane – Ministre du commerce, de l’industrie et de l’artisanat du Gouvernement de la République du Burkina Faso ; Mme Ron Omar – Conseillère principale chargée des politiques, Union

africaine ; Dr Daniele Gerundino – Organisation internationale de normalisation (ISO) ; Hon. Abubakai Hussaini Moriki- Président, Comité de l’Assemblée nationale de l’industrie ; Hon. Garba Datti Muhammad- Membre, Comité de l’Assemblée nationale de l’industrie ; M. Murtala Muhammad- Secrétaire particulier au Ministre de l’industrie, du commerce et des investissements ; Barr. Usman Ibrahim – Fonctionnaire, Comité de l’Assemblée nationale de l’industrie ; l’Ambassadrice de bonne volonté de l’ARSO, Prof. MME Ameenah Gurib-Fukim, Son Excellence la Présidente de l’île Maurice (par un message vidéo)

Les représentants des membres de l’ARSO – Botswana/BOBs, Cameroun/ANOR, Congo Brazzaville, Cote d’Ivoire, RD. Congo/OCC, Ethiopie/ESA, Gabon/AGANOR, Ghana/GSB, Guinée, Guinée Bissau, Kenya/KEBS, Namibie/NSI, Nigeria/SON, Rwanda/RSB, Sénégal/ASN, Sierra Leone/SBS, Afrique du Sud/SABS, Soudan du Sud/SSBS, Soudan/SSMO, Swaziland/SWASA, Tanzanie/TBS, Ouganda/UNBS, Zambie/ZABS, ZANZIBAR/ZBS, Zimbabwe/SAZ,

D’autres pays africains discutent de l’adhésion à l’ARSO
Ont aussi participé à la 23ème Assemblée générale de l’ARSO les représentants de l’Angola/IANORQ, du Burundi/BBN, de l’Erythrée et du Mali, qui ont exprimé de l’enthousiasme de devenir officiellement membres de l’ARSO afin de mettre en place une infrastructure de qualité cohérente en préparation de la mise en place de la Zone de libre-échange continentale (ZLEC).

Il faut rappeler que lors de la 9ème Session ordinaire de la Conférence des ministres du commerce de l’Union convoquée au niveau ministériel au siège de l’Union africaine à Addis-Abeba, Ethiopie, du 4 au 5 décembre 2014, l’Union africaine a lancé un appel à :
(i) Tous les Etats membres de l’UA qui ne sont pas membres pour le moment de l’ARSO doivent faire leur possible pour devenir membres avant 2017 ;
(ii) L’ARSO et les autres organisations panafricaines de normalisation de faire référence à l’année 2017 comme l’Année africaine des Infrastructures de qualité.
(iii) La CUA et l’ARSO d’augmenter les campagnes de sensibilisation et mobiliser toutes les parties prenantes sur le rôle de l’Infrastructure de qualité ;
(iv) La CUA et aux Institutions d’infrastructure de qualité d’évaluer la situation de l’Infrastructure de qualité en Afrique ; et mettre en place un Plan stratégique pour l’Infrastructure de qualité en Afrique.
(v) La CUA et l’ARSO d’élaborer un plan d’activités pour l’Infrastructure de qualité à soumettre à la réunion des autorités supérieures ;

Les experts soulignent le fait que la ZLEC qui est un projet phare de l’Agenda 2063 doit augmenter la part du commerce africain de 10.2 à 22% avant 2022. Cependant, la réalité en est le fait que, pour tirer parti de la ZLEC, l’Afrique doit s’efforcer à améliorer la qualité des règlements pour éliminer les MNT (OTC) sur les marchandises et offrir des marchés compétitifs, tout en atteignant les objectifs essentiels des politiques publiques ; en réduisant les obstacles techniques au commerce.
Selon TRAQUE (2014), libérer tout le potentiel de développement économique et d’exportation (au niveau régional et international) des pays en développement demande l’accès à un environnement favorable au niveau national et l’environnement favorable de base pour prouver la conformité est ‘l’infrastructure de qualité’.
Recommandations

L’Assemblée générale a souligné dans ses recommandations :
a) La nécessité d’une meilleure infrastructure de qualité en Afrique comme outil principal pour la réduction des obstacles techniques au commerce en Afrique et pour la diversification des produits d’exportation de l’Afrique, l’ajout de valeur et la compétitivité.
b) La nécessité des politiques efficaces qui peuvent permettre de faire face aux défis d’infrastructure de qualité en Afrique et mettre en place des stratégies pour relever ces défis et a lancé un appel aux dirigeants africains, aux décideurs et aux parties prenantes de faciliter ce processus.
c) Une coopération accrue entre les pays africains, les parties prenantes et les décideurs pour renforcer l’Infrastructure de qualité en Afrique ;
d) Une coopération mutuelle accrue entre les membres de l’ARSO dans la mise en place de leur infrastructure de qualité et dans l’échange des informations sur les défis, tout en lançant un appel pour l’appui de la part des partenaires internationaux.
e) La nécessité d’une coopération structurée avec l’ISO en matière de mise en oeuvre du Plan d’action de l’ISO pour 2016-2020 pour les pays en développement, surtout pour l’Afrique.

Jetant un coup d’oeil sur les perspectives d’avenir d’au-delà de 2017 dans le contexte du Cadre stratégique de l’ARSO pour 2017-2022 qui a été approuvé et sur la base des discussions qui ont eu lieu lors de la 5ème Journée africaine de la normalisation, le Forum des DG de l’ISO du 20 juin 2017 à Ouagadougou, Burkina Faso, et sur la base du Cadre stratégique de l’ISO pour 2016-2020, du Plan d’action de l’ISO pour les pays en développement pour 2016-2020 et la Stratégie d’engagement régional de l’ISO et mettant l’accent sur l’adhésion de l’Afrique aux organisations internationales de normalisation, à l’ARSO, aux CER et à l’ISO, a une grande opportunité de coopérer pour exécuter leurs mandats et avec l’ARSO et le Burkina Faso a offert en 2017 une plateforme de réengagement et de discussions.
Discours de remerciement
L’ARSO a sincèrement exprimé sa gratitude envers l’Intertek et le PTB pour leur appui financier dans les activités des événements à la 23ème Assemblée générale et envers l’ISO pour son parrainage du Forum des DG de l’ISO.
L’ARSO reste toujours reconnaissant envers le Gouvernement de la République du Burkina Faso pour son accueil couronné de succès des événements à la 23ème Assemblée générale de l’ARSO.
Bienvenus aux événements à la 23ème AG, Khartoum, Soudan en juin 2018

 

 

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